
N'avez vous jamais croisé un regard dédaigneux ? Ou senti des rires le long de votre échine ? Ce sont ces gens là dont il faudrait parler. De leurs instincts primates et de leur non appartenance à la société humaine.
Ah je vous vois venir, de toute façon fuck la société, que des vendus. Vous êtes cons, nous sommes une des rares espèces capable de vivre dans une si grande société et de nous y épanouir, pourquoi cracher la dessus ? Vous préfériez être comparé à ces chiens qui se gueulent dessus quand ils se croisent ?
Chaque fois qu'un type vous regarde de haut, il vous renifle le cul comme un chien, pour savoir qui est le plus fort.
Je ne dis pas que la société humaine est bonne, je dis que l'espèce de société dont peut faire preuve chaque être humain avec son besoin est bonne. Que le fait que vous soyez capable de communiquer, d'aider, de progresser grâce à la présence d'autre est formidable. Cela vous débecte encore ? Je vous conseille d'aller tout de suite tuer votre famille et vos amis, pour vivre comme le chien que vous êtes. Même à 15 personnes, vous formez déjà votre société.
Quoiqu'il en soit, je voulais parler de tous ces gens qui ont besoin d'écraser la gueule des autres pour survivre, qui se hissent au dessus en s'appuyant sur la tête des autres. Ces gens sont des primates, et encore. Leur système de réflexion n'est pas suffisamment évolué pour passer à l'âge adulte et ils sont coincés dans un stade objectal. Ce stade ? C'est simple, l'autre est un objet. Le bébé aime sa mère mais il lui tire quand même les cheveux, pour voir.
Tous ces gens sont des véroles de l'évolution, des ratés de l'enfance. Quand un type vous regarde de haut c'est qu'il voit un objet, quand un type se moque de vous dans la rue, c'est qu'il voit un objet, quand un type se sert honteusement dans votre travail créatif, c'est qu'il voit un objet. L'autre n'est là que pour servir et mettre en avant le nombrilisme du primate.
Oui, oui, ça fait beaucoup de monde. Je préciserais cependant qu'évoluer ne demande pas d'intelligence, mais surtout un bon déclic et idéalement des parents permettant ce déclic.
Vous avez vu ou lu American Psycho ? C'est l'aboutissement de l'objet.
Généralement, et parce que les afflictions mentales sont rarement seuls, les primates se voient affligés d'un ou deux complexes qui les rendra davantage agressif. Ce besoin d'agresser l'autre ou de relever ces défauts est un moyen de se protéger. Quand Eve ricane parce que cette nana est lourde comme un cachalot c'est parce qu'elle a peur de grossir un jour. C'est toujours la même chose. Malheureusement les complexes ne rendent pas les gens plus gentils ou plus timides, cela les rend acides. La plupart des remarques qu'Eve ait un jour subit venait de gros, de laid ou de filles maquillées comme des camions. Jamais de ce petit gars mignon qui fait sa vie, ou de cette nana à lunette qui sort de sa grande école et encore moins de l'espèce de blonde sublime qu'il y a la bas et qui étant très belle se fiche bien de se comparer aux autres.
La comparaison, c'est l'envie, le luxe. Je vois ça, je veux ça. Peu importe que cela appartienne à quelqu'un, peu importe que cela blesse quelqu'un. Bel ami de Maupassant vous apprendrait beaucoup de chose sur cet arrivisme et la théorie du miroir. Mais cela est une autre histoire.
Eve veut sortir, je m'arrête donc là. Ce texte sera surement lu par 50% de primates et 50% d'évolués. Ça en vexera certains, et d'autres s'en sentiront soulagés. Considérez que ceux qui seront vexés seront les seuls à s'inquiéter réellement de savoir s'ils sont en relation objectale (et peut-être le sont-il mais il n'est jamais trop tard pour se rendre compte que les autres sont vivants), les autres, fiers d'être déjà parfaits et de déjà écraser les autres se diront – de toute façon je ne suis pas comme ça.
Oui.
On voit mieux la paille dans l'œil de son voisin que la poutre dans le sien.
Ah oui, dernière chose. On peut sincèrement aimer quelqu'un et le voir comme un objet. Faîtes le test, s'il part, que regrettez vous ? Sa présence ?
Ou le fait que vous n'ayez plus rien à faire ?